anesthésia

Expérience à la suite d'une anèsthésie où avant de me réveiller définitivement, j'alternais des périodes courtes d'éveil et de sommnolence pendant tout un après midi d'été, tandis que dehors certainement continuaient de pépier des oiseaux, et ronronner le flot des bagnoles.

Entre-deux eaux, entre éveil et rêve
je flotte,
qui flotte?
mon corps?....mon esprit?

entre os, cervelle, sang, liquides corporels,
états de conscience, états d'inconscience
et tous les degrés intermédiaires.
Ma peau et mes muscles ont disparus, mon corps s'est fondu en lumière, transparences.
Il reste les os, le réseau des veines et artères et les organes vitaux.
Mon esprit a pénétré dans mon corps, s'y promène, librement,
nage à la rencontre de mon coeur qui palpite là, gorgé de sang
dans l'inconscience bleuté de son état autonome, seconde après seconde, il envoie le sang neuf rouge vif vers les artères, tandis que repart de l'autre côté le sang usé bleu noir.
Mon esprit est méduse qui flotte, dans cet océan de vie et crabe qui grouille dans la vase des éléments inertes de mon corps/squelette qui gît

je flotte à l'intérieur de ma propre cage thoracique.....
je flotte,
qui flotte?
mon corps?....mon esprit?

Dans cet état lumineux,diffus et confus tout semble devenu possible, y compris d'envisager que je suis peut-être déjà mort, ou en train de mourir et que ce qui me pense, me perçoit en ces instants est cette conscience très lucide, fruit de la pratique spirituelle méditative bouddhiste, censée rester après la mort, et pendant le processus de mort.

A l'heure de ma mort, pourvu que je ne m'endorme pas, que je puisse "vivre" ma mort!

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