les rêves de l'ange

Je reprends ici l'idée que m'a donnée "Plume nocturne" qui sur son site a crée un formulaire pour que chacun raconte un rêve.  J'ai depuis quelques années pris le goût de noter quelques uns de mes rêves lorsque qu'ils laissent une certaine empreinte au réveil, par leur drôleries, incongruité, ou force onirique, ou lorsqu'ils en disent plus long sur nous-même que l'état de veille ne le fait.

Je vais donc coller-copier ici l'un des miens tel qu'il fut écrit dans un bloc-notes: (c'est pas vrai je l'ai retouché finalement, la forme pas le fond)

rêve (08/08/2008)

Feuilles étoilées du rêve que je fis cette nuit Autobus en flammes qui se
jettent les uns sur les autres....... Rêve, je poursuis un but (ou bien un
autobus ?) à grandes enjambées de rêve le long d'un labyrinthe/canal/quai où
notre bus en flammes inéluctablement va tamponner les précédents......çà y'est,
l'accident a eu lieu, mais les cadavres ont été cachés, même le sang sur un
plastic, ne viens pas d'eux.....Des êtres familiers et inconnus
m'accompagnent, et jouent/vivent leur propre histoire aussi, elles sont belles
ces femmes rêvées !
Puis soudain arrive Jacques mon frère, il ressemble à son portrait dans la
vie réelle, et en même temps il ressemble au blond de "Sartsky & Hutch",
théâtralement il me regarde puis dit en s'adressant à tous sur un ton et une
attitude de prophète: "Je vais te révéler des choses cachées sur toi-même"
Ceci me réveille.

un rêve de 2005:

Je vois mon amie pinceau chinois à la main (je suis artiste-peintre, et je lui ai un peu passé mon virus, et nous avons quelque fois fait des "oeuvres" à quatre mains, si je compte bien.....je poursuis, ou plutôt je reprends la description de ce rêve)....donc, pinceau chinois à la main, elle travaille dans un magnifique désordre, pantalon boueux, cuissardes sexy entassées, lit défait, elle travaille à une immense toile, illustrant un célèbre banquet donné par Xi?, dans "Fiole d'or" un classique chinois (XVII ième siècle je crois) de littérature érotico-taoïste, elle a redécouvert/réinventé une méthode quasi-magique de peindre suivant l'alchimie taoïste: mélanges savants et sulfureux de mercure, souffre, acides, poudres minérales, et je ne sais quoi d'autre....peinture très figurative, avec touche chinoise dans la composition, mais une matière plutôt moderne comme de l'acrylique demi-épaisse, ou liquide  avec des épaisseurs, de beaux ocres, des gris rompus, des harmoniques élaborés, elle est très enthousiaste, je le suis aussi, je suis même éblouï......note1

L'un des personnages auquel elle travaille ressemble a l'image de Confucius que j'ai sur un calendrier de traiteur chinois, enfin a un lettré/prêtre taoïste.....ce personnage écrit, est en train d'écrire sur la table du banquet (décrit dans le livre), à côté de nous en fait, parce que la scène sur la toile déborde de celle-ci, et se répand dans le lieu où nous sommes (chez mon amie), et pendant que mon amie me demande des précisions sur la scène de banquet (dans le réel, j'ai lu ce classique chinois, elle non), elle me demande le nom d'un neveu de Xi, je lui dit: "Chan", pendant ce temps donc, le lettré taoïste qui ressemble à Confucius trempe son pinceau dans une splendide encre bleue de chine et continue de rédiger un précieux livre miniature qu'on dirait en ivoire.

Maintenant, je reviens d'ailleurs dans le rêve, dans cet ailleurs, j'ai travaillé à mes propres toiles assez  laborieusement, (ce qui est le cas dans la réalité diurne) avec ce sentiment pénible de chose trop travaillée, manquant de fraîcheur/spontanéïté, et puis, disparité manque d'unité des supports et des techniques utilisées, toiles à recadrer, voire à retendre...

Tandis qu'elle, là!, après une première toile de 3 ou 4 mètres sur 2.50 environ, qui, bien que la touche en soit un peu maladroite, est déjà très étonnante par son traitement, et son sujet hors du temps (toujours le même banquet, mais cette fois vu horizontalement ou frontalement une peu comme la cène de Vinci, on y reconnait assez bien tous les personnages principaux de "Fiole d'Or"...., cette seconde toile d'où a émergé a un moment le lettré chinois, quelle merveille!

Moi qui voulait lui annoncer fièrement avoir enfin réalisé une importante série de toiles manière Tapiès/Coffignier (abstraction/concrète)...et que j'allais donc bientôt pouvoir exposer, je trouve mon amie en pleine forme, en plein "Boum artistique-spirituel-jubilatoire", m'ayant dépassé par ces dernières réalisations! L'élève dépasse le maître, je l'ai saumâtre comme on dit!

La deuxième toile d'où est sorti le lettré chinois doit faire pas loin de dix mètres sur 3 ou 4, et se lit à la manière des vrais rouleaux peints, bien que la perspective, l'angle de vision de la scène/cène est en contre-plongée, puis l'instant d'après en plongée, celà change/oscille, car nous sommes vivants, et les êtres qu'elle peint aussi, ils vivent et  parlent, rient, trinquent, boivent, s'agitent sur la toile qu'elle continue de peindre!

Celà fait une rumeur, une ambiance dorée comme une prière boudhiste, riche, active sereine, comme mon amie l'est, comme nous le sommes devenus au fil du rêve (j'ai oublié mes amertumes et suis dans l'enthousiasme et la ferveur)

A la fin (a demi-conscient d'être en train de rêver) je contemple inquiet le pot de mercure, songe aux pratiques d'alchimie taoïste d'éléxir de longue vie note2, et lui conseille de "faire attention tout de même".

je me réveille


  1. en fait dans le réel ceci est l' approche que j'essaye d'avoir de la création picturale (dèjà avant de faire ce rêve, mais ce rêve à contribué a me libérer d'une approche trop formelle)
  2. il est fait mention de nombreux adeptes de l'alchimie taoïste qui s'empoisonnèrent et moururent suite à l'absorption régulière de mercure, pratique censée au contraire prolonger la vie selon ces doctrines!

Deuxième ? rêve d'initiation à la passion christique dans le Saint-Sépulcre à Jérusalem le 10/02/2006

(Je ne suis jamais allé au St Sépulcre, ni à Jérusalem, je l'ai seulement vu en documentaire)

Ce rêve commence par une sorte de parcours initiatique personnel et une procession où je suis revêtu d'accessoires symboliques: sorte d'armure/masque difficile à enlever d'ailleurs.....(quel est notre vrai visage?)

Puis après, dans le sépulcre même, le corps du christ est là réellement, et dégage une énergie extraordinaire.

Ma femme-gourou est en extase bien avant moi.

Ce christ particulier délie paraît-il la parole.........mais bien sûr, je cherche mes mots, bafouille et finalement prend une très belle voix féminine pour déclamer ma profession de foi: "Je veut vivre ta passion!" dis-je m'adressant au Christ.

Ensuite de quoi le rêve devient plus introspectif, j'examine les processus à l'œuvre dans cette expérience mystique (à l'intérieur du rêve lui-même) et il me semble que toutes ces choses qui arrivent dans ce rêve se passent dans mon corps même aux niveaux du chakra de l'ombilic ou/et du chakra du plexus solaire, le bien nommé.

(mes notes s'arrêtent là au sujet de ce rêve)


Commentaire

Ces deux rêves précédents pourraient faire croire que je suis hanté par le spirituel, et c'est bien le cas....et que tous mes rêves sont de ce type, mais non, il n'en n'est rien, je fais parfois des rêves très prosaïques comme l'on dit, voir en apparence très cons, stupides, comme tout un chacun, que je n'ai pas spécialement envie de noter au matin, dont je ne désire pas me remémorer, et en garder l'imprégnation au réveil.....C'est cette imprégnation des rêves forts et remarquables qui fait que je désire et peut m'en souvenir et les noter au réveil.

Un très court du 26/02/2006 (St-Nestor) dont j'ai retenu l'essentiel:

Comment porte-t-on les cravates dans un rêve......et bien on les tiens par un bout et on les tire en les laissant traîner par-terre!

(je ne porte plus de cravate depuis environ 1966)


Un autre d'août 2008

Sur un sentier de moyenne montagne je suis de loin mon père et ma mère qui me précèdent et ont pris de l'avance tellement que je ne les perçois presque plus.....mais sur le bord du chemin je croise Christelle (une amie) qui bricole je ne sais quoi dans une sorte de petit ravin en contrebas du sentier. Elle m'interpelle: "Clément je vais t'aider, viens je connait un raccourci"

Je la rejoint donc en contrebas, et nous repartons très vite par un autre petit sentier qui contourne la pente que gravissaient mes parents...quelques instants après, nous les avons effectivement rattrapés. Je remercie donc Christelle, et alors Bruno son époux me dit (texto):"Tu dois lui demander des navets, comme preuve de gratitude!"

Aussi sec, mais peut-être un peu étonné, je demande quelques navets à Christelle qui me les donne, et me réclame 2€.95.....et là, je suis très déstabilisé, je ne comprend pas du tout cette histoire de DON PAYANT, et çà me tracasse tellement que j'en perd le sommeil, et me réveille.


Dans le genre rêve stupide hein... c'est pas mal! (à moi Lacan, Freud)

Extrait de: "Le vrai classique du vide parfait" par Lie-tseu

Encore des rêves

Un homme de Tcheng avait l'habitude de chercher

dans la brousse du combustible. Il rencontra un cerf qui

fuyait. Il attrape l'animal, le frappe et le tue.Pour qu'on

ne le trouve point, il le dissimule dans une fosse vide

qu'il recouvre de branchages, extrêmement content de

l'aubaine.

Il arriva cependant qu'il oublia l'endroit où il avait

caché sa proie. Il se pris à croire que ç'avait été un rêve.

Continuant sa route, il conta son histoire, si bien qu'un

passant apprit la chose et, tenant compte de ses indi-

cations, se mit à chercher et, finalement, trouva le cerf.

Rentré chez lui, l'homme raconta cette affaire à sa

femme : "Avant moi, un homme qui ramassait du

combustible rêva qu'il capturait un cerf, mais il oublia

l'endroit [où il l'avait laissé]; moi, je l'ai trouvé. Son

rêve était donc la réalité."

La femme rétorqua : "Ne serait-ce pas toi qui, en rêve,

as vu un ramasseur de bois et a ainsi découvert un cerf?

Quant à savoir d'où t'est venue tout à coup l'idée d'un

ramasseur de bois, qui peut le dire? Mais, dans la réalité,

tu as trouvé un cerf, ton rêve se révèle donc véridique."

L'homme ajouta : "J'ai trouvé un cerf. Que m'importe

de savoir si ce fut l'autre ou moi qui avons rêvé."

De son côté, le ramasseur de bois rentra chez lui fort

dépité de la perte de son cerf. La même nuit, il vit en

rêve l'endroit où il l'avait caché et aussi celui qui l'avait

trouvé. Le lendemain, se fiant aux indications de son

rêve, il s'en alla voir celui-ci et contesta son droit, si bien

qu'une querelle s'éleva entre les deux hommes, et la

dispute fut portée devant le juge. Celui-ci dit au premier:

" As-tu réellement trouvé un cerf; et après coup, et

faussement, tu n'as cru voir là qu'un rêve; ou bien as-tu

réellement rêvé que tu avait trouvé un cerf et tu est dans

l'erreur maintenant, soutenant l'avoir réellement décou-

vert? L'autre t'as-t-il vraiment dérobé ce cerf que tu lui

conteste maintenant? La femme du ramasseur de bois

de son côté va jusqu'a prétendre que son mari a aperçu

en rêve l'homme et  le cerf et que personne n'avait

découvert l'animal. Or, il y a là réellement un cerf. Je

demande qu'on le partage en deux et que l'on consulte

sur ce problème le prince de Tcheng. "

Le prince de Tcheng dit : " J'ai bien peur que le juge

ne rêve à son tour qu'il a partagé le cerf de ces gens. "

Sur quoi il interrogea son ministre. Celui-ci répondit :

" Étais-ce un rêve? N'étais-ce pas un rêve? Je n'en

saurait décider. Pour distinguer ce qui est rêve ou réalité,

il faudrait la compétence de Houang-ti ou de K'ong-

tseu. Mais ils ne sont plus là. Que l'on fasse selon les

paroles du juge. "

 


La machine à écrire dans le ciel (dim 6/03/2011)

 

Je suis avec mon amoureuse actuelle la seule l'unique, bergère dans son enfance.(je l'appellerai  R, elle ne désire pas être citée nommément) Nous nous trouvons dans l'appartement de mes parents, où je suis né, dans la banlieue de Lyon, sur "le périph". Appartement sis au 6ième étage, 

Elle bricole avec une petite machine électronique qui va m'épater, tu va voir!

Et en effet, elle m'appelle au bout d'un moment pour que je voie le résultat.

Le résultat, je le voit par la fenêtre de ce sixième étage, d'une chambre exposée à l'est, d'où les jours de ciel dégagé on pouvait aperçevoir rien moins que le Mont-Blanc, se profilant dans les lointains bleutés: Avec sa ptite machine, elle à écrit avec des nuages dans ce grand ciel bleu, un immense poême,dont hélas je ne me souvient plus (j'étais dans la lecture de Artaud "l'ombilic des limbes" en m'endormant), mais, toutes ces lettres formées avec des petits bouts de nuages blancs, que c'est beau.....les lettres sont en volume...comme je lui dit que celà évoque un troupeau de moutons, justement ils sont là, me dit-elle...et en effet apparaîssent Romuald et une autre brebis noire du "génie des alpages"

Enthousiasmé, je vais chercher mon numérique dans l'autre chambre pour en faire des photos, mais mon numérique est en très mauvais état, je le répare tant bien que mal, revient vers la chambre Est, et là, ayant trop chaud, je commence à enlever une veste de laine, mais je m'aperçoit que dessous, j'ai oublié d'enlever les vêtements de femme que j'aime vêtir quand je suis seul....aussi vais-je me réfugier dans la chambre d'à côté qui était la chambre de mes parents dans la réalité...elle est encore toute meublée. Malgré que R... m'ai suivi, je parviens à me débarrasser du caraco rose et je ne sais quoi d'autre.....Puis je me réveille.

Voilà pourquoi, vous ne verrez jamais de photo d'écriture-nuages pour de vrai sur ces pages!


rêve stupide du 14/05/2012

Eh bien NON!
       Bouddha n'est pas obligé de voir toute la poussière du
Samsara collée sous la semelle de mos chaussures,
me dis-je en reculant sur le seuil de ce drôle de centre zen, afin d'enlever
et laisser mes chaussures à l'entrée.
    (Quand bien même ce centre zen n'existe et n'existera à tout jamais
qu'uniquement dans le rêve dont je viens d'émerger)...
Au départ_tout au moins le plus loin que je puis me remémorer, ce qui semble
être le début du rêve, mais je sais bien qu'il est difficile de garder en
mémoire toutes les couches superposées des milles-feuilles que sont nos rêves,
et donc, il se peut que d'autres zones antérieures aient existées, mais qu'elles
aient été effacées par la dernière séquence_ au départ, tout avait si bien commencé:
Je faisais, nous faisions des courses dans une grande surface, très prosaïquement, et même
avec l'espèce d'application (dont j'ai découvert récemment le plaisir), à bien choisir les produits qui me conviennent,
comparer prix, composition, ingrédients, matières, etc. Satisfait donc d'avoir en plus bien rangé mes achats dans un carton
posé dans le cadi. Entre autre je me souvient d'environ un kilo de magnifiques pommes reinettes grises de culture bio, dont la vue
et le parfum aussi peut-être me rendaient très heureux, content de moi, satisfait.
Pourquoi en parler au passé? Parce qu'elles n'ont existées qu'en rêve, ou bien parce qu'elles me furent dans le même rêve volées?
 En écrivant ce récit d'ailleurs je salive à évoquer ces pommes!
Mais un couple sans vergogne a décidé de mettre aussi d'autorité ses achats dans mon cadi; pour éviter une altercation, je laisse faire
en les surveillant du coin de l'oeil quand même, méfiant, mais je constate qu'ils déposent leurs achats dans le fond du cadi et pas dans mon carton, rassuré je les laisse faire, mais arrivés vers les caisses, je les perds un instant de vue, et les réaperçois alors qu'ils sont déjà de l'autre côté, se dirigeant à vive allure vers la sortie en direction des parkings, mon carton et mes pommes toujours dans le cadi; je les interpelle plusieurs fois, mais ils m'ignorent délibérément.
Alors je leur cours après en compagnie de ma nièce qui est là avec moi, il y a aussi sa mère, donc ma soeur, mais c'est surtout moi qui cours devant et derrière ce couple dont je crois avoir reconnu l'homme au moment où ils fuyaient, car j'en suis sûr, ils fuient, c'était un coup préparé.
Bon, je fais tous les parkings du magasin, il y en a sur plusieurs niveaux, espérant les coincer vers leur voiture, mais je ne les vois pas.
Jefinis par faire tout les parkings,les rues, les places de cette aglomération qui ressemble à la Verpillère près de Lyon.
Je suis très en colère!.....
Un peu plus tard, toujours en compagnie de ma soeur, ma nièce et un petit groupe de femmes, nous arrivons vers le centre zen qui dispense aussi des cours de danse
et autres activités, un centre de loisir en somme. Ma soeur et se amies vont faire leur entraînement de danse, pendant que ma nièce se dirige vers une autre porte que
je reconnais pour être l'entrée d'un centre/temple zen, je décide de la suivre dans l'intention de méditer un peu et dénouer ainsi ma colère et les tensions liées.
C'est là que j'oublie d'abord d'enlever mes chaussures à l'entrée et au début du récit.
Puis un large escalier recouvert de moquette monte sur une très large mezzanine qui est le hall de méditation avec un semblant d'autel au fond.
Un seul pratiquant est installé en posture, le dos bien droit.
Bien que j'ai l'intention de méditer ici, je jette un regard critique sur ce pseudo-temple zen....Il y a bien des carrés ou nattes de méditation et aussi de petits tabourets
pour y poser les sutras si nécessaire, mais par contre aucun safu ni zabuton...tout celà peu soigné, en désordre, signe d'un amateurisme décevant.
Ma colère revient et je dis tout haut pour  être entendu des organisateurs: "Y'A MÊME PAS DE SAFU!"
J'entends vaguement une réponse inaudible du côté où la mezzanine s'interrompe et plonge dans le vide...je m'approche du bord, me penche
et apercois deux rangées de pratiquants zen habillés de gris se faisant face, soit ils prennent leur repas, ou se reposent
entre deux sesshins. L'un d'eux me parle un peu par koans bien sûr.
Et me penchant pour mieux entendre, je m'apercois alors qu'il y a au moins trente mêtres de vide entre les deux étages, et bien sûr je perd l'équilibre
et essayant de me raccrocher, je me rend compte que la mezzanine est faite d'éléments d'étagère en métal très léger, qui se tord lorsque j'empoigne
les montants pour me raccrocher, en même temps que mon corps se tord entre vide et plan, entre chute et non-chute, se tord d'autant plus qu'une fulgurante douleur me traverse le mollet gauche, en même temps je vois devant moi que l'unique pratiquant est en fait mon ami Alain décédé vers 2003 continuant sa méditation dans une posture impeccable mais relevant plutôt du bouddhisme vajrayana tibétain.
La douleur dans mon mollet ne fait qu'amplifier et je me réveille en hurlant, empêtré dans mes draps, une crampe dans le mollet
qui cherche à gagner plus haut...(je suis sujet à ces crampes nocturnes, aussi, si j'aimais moins le café!)
 


 

d'autres rêves retrouvés dans des cahiers 1

Un rêve à prétention tantrique: vers mi-2004



Ambiance cocktail-party un peu BCBG, groupe de belles femmes, je suis aussi en 'très en beauté', ma seduction opère à merveille, nous planons dans le monde du désir, ravi
Mais, Horreur!, alors que je fais admirer sans vergogne à ces belles dames le poli et le bronzé de mon genou (sic), et que maintenant je m'aprête à dévoiler ma cuisse_j'ai dû trop en faire_je découvre, et ces dames avec moi, qu'une serviette de bain entoure ma cuisse et mon genou comme une bande velpo.
Les dames murmurent...
Voulant faire voir que je suis pur, et que ce pansement ne dissimule rien, j'arrache brutalement ce pansement incongru : horreur! (et putréfaction) : dessous est apparu une peau noirâtre, boursoufflée, torturée, crevassée, d'un aspect très répugnant!
Devant l'effervescence des belles personnes, je me récrie: "Mais non, mais non, attendez"... (elles se sont reculées, un peu épouvantées)... "je vais enlever tout ça, c'est rien, regardez" (j'arrache un lambeau de peau noire sous laquelle effectivement apparaît à nouveau la peau saine) .."de l'eau, une douche! pour nettoyer tout ça".
Je me précipite dans une autre pièce où des gens vont et viennent (cocktail-party) et où il y a quelques douches bien sûr..là je saisis le pomeau de l'une, et me lave vigoureusement le genou, la peau se transforme en un film d'algues vertes comme on en voit dans les eaux stagnantes, qui part bien avec l'eau...
Mais les belles dames restent offusquées...l'une d'entre-elles surtout, qui me somme, très en colère, de boire "son alcool" fabriqué par elle, du "cherry" précise t'elle et elle rajoute: "celà est INDISPENSABLE!" (Noire colère tantrique de divinité courrouçée) Pratiques tibétaines d'absorbption du nectar, et de dissolution des impuretées...Elle même d'ailleurs après cette injonction à moi faite, c'est dissoute ainsi que ses compagnes en une apparence de porte!
Après celà, je cherche un verre parmi un foullis d'étagères métalliques en kit comme j'ai dans mon couloir (plateaux blancs, montant rouges) ceci dans un minuscule coin cuisine très bordélique (vaisselle grasse, objets indéfinis et incongrus) Par là, dans ce labyrinthe exigu, je reconnais un alcolo de mes connaissances, mais contrairement à sa tignasse habituelle raide et mal peignée, il a les cheveux bien + longs et frisés genre caniche. Il veut boire aussi un pti coup, alors je lui laisse le fond du verre à Cognac mal lavé...il est content.

Et puis c'est le réveil


 

 

d'autres rêves retrouvés dans des cahiers 2

Je m'ballade (nous sommes peut-être à Kingston)
Juste au coin d' la rue, nom de nom, vl'a les cops qui s'ramènent...ils me lookent bien évidemment, avec mes dreadlocks où se balancent de jolies petites ampoules blanches de morphine comme une guirlande de noël, mes cicatrices, tatouages, mon pendentif de plumes à l'oreille, mon chapeau texan, et vlan, y m'interpellent...
J'ai beau leur dire: "Je deale pas, c'est juste ma conso personnelle" ils m'embarquent.Faut dire que les apparences sont plutôt assez contre moi, ma station à ct'angle de rue, les ampoules dans mes cheveux, etc..... :) Réveil

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Date de dernière mise à jour : 19/06/2015

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